De vive voix — programme 2027 des Airs Entendus

Notre programme

DE VIVE VOIX

Le théâtre vient dans votre établissement.

Vous choisissez trois choses : le format, la formule et le spectacle.

Ce que la compagnie apporte

Un spectacle qui s’adapte à votre lieu

Chaque représentation se construit avec l’établissement selon son espace, son public et ses possibilités. En salle, en format resserré ou au chevet d’une personne : la forme s’adapte, l’exigence artistique reste la même.

Une grande richesse littéraire

De la poésie classique à la chanson à texte, du récit de voyage aux écritures d’aujourd’hui — des écrivains que vos résidents ont aimés, et d’autres qu’ils vont découvrir.

Un temps d’échange

Après chaque représentation, la comédienne reste pour échanger avec celles et ceux qui le souhaitent.

Représentation au plus près du public — Les Airs Entendus
Lecture en jeu — Les Airs Entendus

1Le format

Trois formats, une même œuvre

En salle

≈ 55 min
suivi d’un échange
≈ 1 h 30 avec les résidents

Un salon ou un réfectoire devient, le temps d’une après-midi, une petite salle de spectacle, ouverte aux résidents, à leurs proches et au personnel.

La sieste poétique

≈ 45 min · lumière tamisée
suivi d’un échange
≈ 1 h 30 avec les résidents

Une version resserrée, portée par la voix, accompagnée d’une musique douce. Chacun écoute à sa façon, les yeux ouverts ou fermés.

En chambre

≈ 15 min par personne
peut suivre une représentation
≈ 1 h 30 avec les résidents

Pour celles et ceux qui ne peuvent quitter leur chambre. Quelques poèmes portés pour la personne, ses proches ou les membres du personnel présents.

2La formule

Avec ou sans ateliers

Deux formules : une représentation seule, dans l’un des trois formats, ou un parcours complet qui associe une représentation en salle ou en sieste poétique au cycle d’ateliers La part inventée : quatre séances, une trace sonore et un livret.

Représentation en établissement — Les Airs Entendus

3Le spectacle

Les deux spectacles de la saison 2027

Depuis plusieurs années, la compagnie fait entendre son théâtre dans les lieux de vie et de soin. Elle a déjà été accueillie dans une cinquantaine d’établissements en Suisse romande.

En 2026, ce travail est devenu une ligne artistique à part entière. La première saison de De vive voix s’ouvre en 2027 avec deux spectacles : un récital poétique et une traversée littéraire. Chaque spectacle peut, si vous le souhaitez, être prolongé par un cycle d’ateliers.

Récital poétique

VIVRE

Programmable dès janvier 2027 · solo · trois formats · autonomie technique complète

Des poèmes et des chansons, de la Suisse à la France et au Québec. Le trajet part du silence, laisse entrer le désir, l’amour, la maison, les autres, le monde qui s’ouvre et le monde qui se casse ; puis viennent les mots qui avancent, qui tiennent, qui relèvent.

VIVRE est construit en stations successives, chacune tenant debout seule. On peut donc en donner la traversée entière, une version resserrée, ou seulement quelques poèmes au chevet d’une personne.

Traversée littéraire

Les Voyages

Création en cours · programmable dès septembre 2027 · solo · trois formats · autonomie technique complète

Le départ, le paysage qui sidère, l’exil, le retour au pays. Un voyage autant intérieur que géographique : chacun peut faire le trajet par le souvenir d’un lieu aimé.

Le répertoire est largement suisse : le pays a donné au genre quelques-unes de ses plus grandes voix. Ella Maillart, partie de Genève pour la Chine, l’Inde et l’Afghanistan, a fini par jeter l’ancre dans un village valaisan à deux mille mètres — comme si tout ce parcours n’avait servi qu’à rendre un seul lieu enfin visible.

Ces écrivains n’ont pas cherché à décrire, mais à donner chair à un paysage.

Lecture en établissement — Les Airs Entendus
Jeu au plus près des spectateurs — Les Airs Entendus
La part inventée Le cycle d’ateliers. Quatre séances où les résidents deviennent les auteurs.
Atelier d'écriture en établissement

Quatre séances où les résidents ne sont plus le public : ils sont les auteurs des textes.

Le cycle prolonge la représentation. Lorsque la comédienne revient, le groupe ne se trouve pas devant une inconnue : il retrouve quelqu’un qu’il a déjà vu, déjà entendu.

Un tableau, une photographie regardés ensemble, un poème interrompu au milieu — et le groupe fabrique. Tout est écrit mot pour mot et relu à voix haute ; le texte s’allonge de séance en séance.

On ne demande pas de se souvenir

On demande d’inventer. Aucune question n’appelle de réponse juste. Rien n’est corrigé, rien n’est écarté ; chacun donne ce qu’il veut, une phrase entière ou trois mots.

Il n’y a rien à retrouver, rien à savoir — seulement quelque chose à imaginer.

La part inventée

C’est le sens du titre. En chacun demeure une part capable d’inventer, de déplacer le réel, de fabriquer des histoires — et elle ne dépend ni de l’âge ni de la mémoire.

Dire, ou faire dire

Personne n’a de stylo à tenir. C’est la parole qui compte : les participants disent, la comédienne recueille, met en forme et rend. Le résident reste l’auteur de ses mots ; la comédienne en est la plume et la voix.

Ce qui reste

Un enregistrement, qui garde le grain des voix, et un livret remis à chacun.

Le cadre

  • Groupe — 5 à 10 personnes, pour que chacun ait sa place
  • Rythme — quatre séances de 1 h à 1 h 30, selon le groupe
  • Accompagnement — un membre de votre équipe présent à chaque séance
  • Préparation — aucune préparation demandée
  • Lieux — y compris les unités psychogériatriques

Pour aller plus loin

Cliquez sur une proposition pour ouvrir le panneau.

Les récitals poétiques Un récital nouveau chaque année. VIVRE, dès janvier 2027.
Récital poétique en établissement
La poésie n’est pas le verbe lu mais le verbe haut. La poésie demande une voix et appelle le par cœur. Elle est indissociable d’une interprétation.
Philippe Torreton — Anthologie de la poésie française, Calmann-Lévy, 2022

Une comédienne, une voix, un espace nu.

Pourquoi la poésie, et pourquoi la dire

  • Parce qu’elle dit en trois vers ce qu’on ne sait pas dire en mille mots : le chagrin, la joie, le manque, le désir, ce qui reste.
  • Parce que, lorsque le monde du dehors se réduit, la vie du dedans ne disparaît pas. La poésie lui ouvre un espace : elle permet de voyager sans se déplacer, de rencontrer des vies, des paysages.
  • Parce qu’un poème n’a pas d’intrigue à suivre. On peut se laisser distraire sans avoir perdu le fil : chaque poème recommence, comme une vague.
  • Parce qu’une personne peut perdre certaines capacités sans perdre sa capacité d’être émue par un poème — et que pour qui ne lit plus, rien n’est à déchiffrer : le poème entre par l’oreille.
  • Parce que les neurosciences confirment ce que le corps sait : la poésie récitée provoque frissons et chair de poule, et mobilise les circuits de la récompense, au moment précis où le vers s’achève.1

Le répertoire

  • De Baudelaire à Prévert, de Barbara à Brel, jusqu’aux poètes d’aujourd’hui. Ni la « grande » poésie séparée de la chanson à texte, ni les textes d’antan séparés des mots d’aujourd’hui.
  • Les chansons y sont dites, non chantées : les paroles apparaissent comme des poèmes à part entière.
  • La musique, enregistrée, crée un paysage, prolonge une émotion, ou prend le relais lorsque la voix se tait. Elle n’illustre pas les poèmes : elle dialogue avec eux.2

1 Wassiliwizky, E. et al., « The emotional power of poetry », Social Cognitive and Affective Neuroscience, 2017.   2 Jacobsen, J.-H. et al., « Why musical memory can be preserved in advanced Alzheimer’s disease », Brain, 2015.

Les traversées littéraires Un thème nouveau chaque année. Les Voyages, dès septembre 2027.
Traversée littéraire en établissement

Nous portons les mots d’écrivains connus ou inconnus, et nous les faisons exister autrement : à voix haute, les yeux dans les yeux avec le public.

Nous prenons le pari de la hauteur : ne rien expliquer de trop, faire confiance à l’oreille de qui écoute. La pensée au service de l’imaginaire.

Pourquoi la littérature

  • Un livre ouvre un monde qu’on n’aurait pas connu autrement, et fait rencontrer des êtres, des pensées, des vies qui ne sont pas les nôtres.
  • Entendre Proust, Woolf ou Duras, ce n’est pas réviser ses classiques. Tous trois ont écrit quelque chose qui ne se voit pas sur la page : un souffle chez Proust, une résonance chez Woolf, chez Duras des silences écrits, qu’il faut une voix pour tenir. Le texte entendu ne s’arrête plus à la tête. Il atteint le corps. Il nous traverse.
J’ai toujours aimé lire, mais après vous avoir vue et entendue, j’ai compris qu’il ne suffit pas de lire un texte : il faut savoir l’incarner. Vous nous prenez littéralement à bras-le-corps.
Parole d’une résidente en appartement protégé

Organisation

Une fois la date et l’horaire convenus, la compagnie prend en charge :

  • La coordination avec l’artiste
  • Une affiche prête à imprimer, à poser dans les couloirs quelques jours avant
  • L’autonomie technique complète : la comédienne apporte son ordinateur et son système de sonorisation
  • Les salaires et les cotisations sociales

Les tarifs figurent dans le dossier.

ou télécharger le PDF (3 Mo)

Au répertoire

En dehors du programme De vive voix, deux créations de la compagnie restent programmables dans votre établissement.

SHAKOUL — Le deuil, la consolation et la persistance du lien au-delà de la perte.
Celle qui revient là — La voix incandescente de Marina Tsvetaeva, l’une des plus grandes poétesses russes du XXe siècle.

Céline Pitault

Le programme est porté par

Céline Pitault

Comédienne et directrice artistique des Airs Entendus, Céline Pitault joue depuis plusieurs années dans les lieux de vie et de soin.

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